Historique de BVAM

Bonjour,

Nous vous proposons, dans cet article, de comprendre l’historique de BVAM.

Nous sommes un Collectif de moins de 10 personnes à l’origine de la pétition lancée le 2 janvier
2018.

1 ° étape
Tout a commencé avec l’incendie du parking de la Résidence Néapolis le 8 décembre 2018 car ce
fut un choc autour du Carré de La Maourine : ce n’était pas, en effet, le premier en quelques années,
des gens se sont retrouvés en pyjama en pleine nuit, d’autres ont dû pendant plusieurs jours et nuits
trouver refuge chez des amis ou voisins, et la Boucherie-Traiteur Pollet a dû fermer 10 jours au
moment des préparatifs de Noël.
Il y a eu alors, le 12 décembre 2017, la réunion ordinaire de la Commission de quartier organisée
par la Mairie et les services de police autour de Mme Roncato Maire adjointe et Maire de notre
quartier : 200 personnes environ étaient présentes, un malaise profond s’y exprime car, à la fois des
gens essaient de quitter Borderouge en vendant avec la plus grande difficulté ET apparaît clairement
l’impuissance des pouvoirs municipaux quant aux questions de sécurité par manque de moyens.
S’impose alors l’évidence d’en appeler à l’Etat dans sa fonction régalienne.

2° étape
De cette prise de conscience est née l’idée de la pétition lancée le 2 janvier : elle recueille 1000
signatures en 3 semaines, c’est à dire qu’elle correspond manifestement à une attente.
Parallèlement, deux d’entre nous rédigent chacun une lettre que le Collectif signe :
l’une au Directeur départemental de la Sécurité, M. Lopez, pour lui demander que
Borderouge soit choisi comme lieu d’expérimentation de la future Police de sécurité au quotidien
voulue par le Président de la République car nous nous reconnaissons -mot pour mot- dans la
description que celui-ci a faite, en novembre 2017, des lieux où cette nouvelle police serait
nécessaire,
l’autre à trois de nos députés pour les interpeller sur la situation critique de notre quartier.

3° étape
Très vite nous sommes contactés par le député JL. Lagleize, 2 d’entre nous sont reçus 2 heures par
ses assistants parlementaires et JL. Lagleize vient nous encourager sur place le samedi 20 janvier.
La demande de RDV auprès du Préfet part le 23 janvier et 2 jours après nous sommes appelés pour
une rencontre fixée au 9 février.
4 d’entre nous sont reçus par M. le Sous-préfet Frédéric Rose, Directeur de cabinet du Préfet en
charge des questions de sécurité.
Ce RDV a lieu en présence du député Lagleize et de Mme Roncato que nous avions directement
informés de notre RDV et qui nous avaient confirmé leur participation ; mais en plus, nous sommes
en face de 3 hauts responsables des polices nationale et municipale : départementales, état major du
Canal et secteur Nord-Est de Toulouse.

Déjà un RDV est pris pour nous revoir en Préfecture d’ici l’été et le 28 février, nous sommes reçus, à
sa demande, par Mme Le Capitaine Ferrier-Batac, chef du Commissariat de La Vache, notre
Commissariat.
Premiers bilans et buts de notre future association découlant de ces premiers bilans
Je ne peux résumer ici le détail de toutes ces réunions (8h environ) et de ce qui s’y est échangé :
nous en avons rendu compte globalement sur le site de la pétition en remerciant tous les signataires
de la pétition.
Mais ce qui est sûr, c’est que cette pétition de 1200 signatures est prise au sérieux en haut lieu parce
qu’elle représente une force, même si Borderouge n’est pas choisi pour expérimenter la police de
sécurité au quotidien.
Concrètement, les 2 premiers résultats de tout ce chemin depuis 2 mois après le 2 janvier sont :
d’abord l’assurance d’une présence policière plus régulière dans un premier temps et d’un
désir de collaboration constructive, si nous ne sommes pas seulement une poignée d’anonymes,
même en Collectif ;
d’où ensuite le 2° résultat, la nécessité de se constituer en association pour devenir un
interlocuteur crédible et reconnu des habitants, des acteurs privés et publics du quartier et donc des
pouvoirs publics municipaux et préfectoraux.
Brièvement maintenant, ce que nous défendons, demandons et attendons en essayant de créer
cette nouvelle association que nous proposons d’appeler Bien Vivre Aux Maourines.

Nous partons de la constatation d’une double évidence contradictoire mais liée au bon sens :
1° évidence : notre quartier a beaucoup d’atouts et d’avenir (il sera achevé en 2019) parce
qu’il y a eu de très gros investissements publics et privés ET parce que c’est un quartier jeune, avec
beaucoup de jeunes, c’est dire qu’il est, virtuellement pour toutes ces raisons, très dynamique, en
évolution et dans un cadre de vie exceptionnel : écoles, infrastructures, Parc, commerces,
entreprises…
mais, hélas, il y a une 2° évidence ! C’est que les pouvoirs publics (l’Etat surtout) ne
semblent pas vouloir (ou pouvoir ?) suivre, surveiller et protéger ces très gros investissements pour
qu’ils se valorisent en garantissant la sécurité, base de toutes les libertés, selon une certaine lecture
de la Constitution de la République française !
Ce qui est une incroyable contradiction ! on investit mais on laisserait à l’abandon ?
Face à cette situation de double évidence contradictoire, que faire ?
Surtout ne pas s’organiser en groupes d’auto-défense car la sécurité relève, en France encore, du
rôle de l’Etat, qui a le monopole de la violence physique légitime.
Par contre, ce que nous pouvons faire, c’est nous mobiliser et nous organiser comme force de
proposition face aux institutions municipales et face à l’Etat POUR CREER les conditions du bien
vivre aux Maourines et POUR RENDRE notre quartier attractif à long terme…

Comment faire ?
En écoutant d’abord ce que les gens attendent, désirent mais en mesurant objectivement aussi les
risques de dérives que court notre quartier.
En faisant appel ensuite, ou mieux, en suscitant l’invention et la créativité de tous les habitants et de
tous les acteurs privés et publics de notre quartier : tout ne peut pas venir d’en haut, parce que,
simplement, nous ne sommes ni des enfants, ni des assistés !
DR

Pétition janvier 2018

Remerciements aux signataires de la pétition

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.